Portraits d’expatriés : Dominique Patriarca

Portraits d’expatriés : Dominique Patriarca

Dans notre rubrique Portraits d’expatriés, nous donnons la parole à des expatriés venus s’installer sur Valencia et ses alentours.

Chacun vivant l’expatriation différemment, je trouve qu’il intéressant de comparer les expériences et le ressenti de chacun. De plus, ces témoignages peuvent également apporter des réponses aux visiteurs qui hésitent à franchir le pas.

Cette semaine, une sympathique retraitée vivant au Cabanyal.

Dominique Patriarca, est bien connue dans la communauté francophone de Valencia : elle organise des soirées tarots, des après midi pétanque et rate rarement une soirée Blablabar. Un dynamisme à toute épreuve :)

D’où viens-tu, et que fais-tu ?

Je viens de la région parisienne (93) que j’ai quitté en 2000 pour vivre dans le Cher entre Bourges et Montluçon, puis dans l’Indre, ensuite en Normandie et retour dans le Cher.

Je suis à la retraite depuis 3 ans.

Pas trop difficile de quitter la France ?

Pas du tout. Je l’ai fait sur un coup de tête, je ne me plaisais plus nul part et j’avais accumulé trop de mauvais souvenirs.

Pourquoi Valencia ?

En parcourant les forums d’expat, les personnes qui sont devenues aujourd’hui des amis, me conseillaient tous Valence, pour moi c’était Barcelone car c’était plus près de la frontière française mais pour avoir visiter cette ville, je ne regrette pas mon choix d’être venue à Valence.

Tu étais déjà venu à Valencia?

Jamais ! Je ne connaissais que le Perthus pour le ricard.

Depuis combien de temps es-tu ici?

Je suis arrivée début février 2015.

Est-ce que tu as eu des soucis pour t’installer?

Non, pas de soucis, j’ai été pris en charge tout de suite par un expat, il m’a trouvé un appart, 2 jours après j’étais installée.

Est-ce que tu as eu un choc culturel, et si oui as-tu un exemple ?

Au début, lorsque je me levais le matin et que j’entendais parler espagnol autour de moi, je me demandais où je me trouvais, en fait où « ils se trouvaient », car moi je me sentais vraiment chez moi, j’avais l’impression d’avoir toujours vécu ici.

Que penses-tu du mode de vie des Valenciens ?

Les Valenciens sont adorables, ils n’attendent pas qu’on ait besoin d’eux, ils viennent à nous, mon seul regret est de ne pas les comprendre. C’est une ville merveilleuse où on fait toujours la fête !

Entre le Berry où tout est fermé à 19h00 et Valence où on commence seulement à sortir, ma vie a radicalement changée.

Pas trop difficile de s’adapter à la vie valencienne?

Non. La vie est vraiment facile ici !

À quoi ressemble ta journée type ?

Je n’ai pas d’heure pour me lever, petit déjeuner, douche, un peu de rangement, puis je prends des nouvelles sur les réseaux sociaux.

Du lundi ou jeudi je rejoins un groupe d’amis vers 11h30 pour l’almuerzo et je traîne au marché ou au « mercadona », ensuite retour à la maison.

Après une petite sieste devant la télé française (je sais ce n’est pas bien), je retourne sur le pc où je révise quelques cours d’espagnol et bien souvent je prépare les activités de la semaine.

J’ai créé un groupe de pétanqueurs pour les dimanches : « Petanque Francophone de Valencia », un groupe de tarots pour les vendredis, le jeudi étant réservé aux sorties Blablabar de notre ami Cédric.

Puis vers 18h00 je vais débaucher mes amis du matin pour boire une cerveza.

Qu’est-ce qui te plait le plus à Valencia ?

Le climat, la vie en général, les nombreuses activités, les paysages : à 100 kms à la ronde on a la ville, la campagne, la montagne, c’est magnifique !

La vie est-elle vraiment moins chère qu’en France  ?

Oui et non, avec le passage à l’euro tous les prix ont augmenté, la nourriture est moins chère si on mange locale, ce qui n’est pas facile au début car on recherche l’équivalent des produits français mais avec le temps on mange « espagnol » et c’est très bien comme ça !

L’eau, électricité, gaz, internet, téléphone sont plus chers qu’en France, mais vu le climat on chauffe moins, pas de redevance TV, ni impôts locaux, ni taxe sur les ordures ménagères. Conclusion : on vit beaucoup mieux !

Pour finir, tu as des conseils pour les futurs expatriés qui voudraient venir s’installer à Valencia ?

Apprendre l’espagnol, c’est indispensable ! Et ensuite n’écoutez personne, venez !

Merci Dominique.


Vous êtes expatrié à Valencia depuis peu ou depuis des années, contactez-moi si vous souhaitez partager votre expérience. Vous pouvez également laisser un petit commentaire pour donner votre point de vue

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